Comment faire sa Pré-vol ?

Il n'y a pas beaucoup de procédure à suivre en parapente, mais la pré-vol fait partie des étapes obligatoires pour être en sécurité. Plusieurs méthodes sont envisageables, voilà celle que nous conseillons :

La Pré-vol

            La Pré-vol est la dernière vérification avant le décollage. Elle permet d’éliminer les problèmes matériels au décollage. Elle intervient après la préparation de son aile, soit après l’avoir dépliée face au vent, l’avoir démêlée et avoir vérifier les tours de sellettes. Elle comprend :

  • Avant l'installation dans la sellette :

La vérification du parachute de secours. Il existe beaucoup de systèmes différents, mais il faudra dans tous les cas vérifier la bonne fermeture du container et la bonne position de la poignée. Le container est fermé par une (ou plusieurs) aiguilles ou par un jonc. L'ensemble doit être bien fermé. Quant à la poignée, elle doit être à sa place, c'est à dire scratchée ou emboitée dans la sellette. Si c'est un secours ventral, la vérification peut se faire après s'être attaché dans la sellette. Si il n'est pas relié aux épaules par des élévateurs, il faudra alors aussi vérifier que vous l'avez bien connecté aux mousquetons.

  • Après l'installation dans la sellette :

1)    Vérifiez les attaches de chaque cuissarde, et de la ventrale. Si il s'agit de boucles automatiques, il faut les mettre en tension pour vérifier qu'elles sont bien verrouillées (dans certaines conditions, notamment en hiver avec de la neige, elles peuvent ne pas se fermer du premier coup). La sangle de confort située au dessus de la poitrine a aussi son importance, pour éviter que les bretelles ne s’écartent ; mais elle ne concerne pas la sécurité. 

2)    Vérifiez les mousquetons de connexion des élévateurs à la sellette, afin qu'ils soient bien fermés et qu'ils n’aient pas tourné, en les mettant sous tensions.

3)    Vérifiez les maillons de connexion entre les suspentes et les élévateurs de chaque côté, par un simple contrôl visuel en tenant l'élévateur en position de vol.

4)    Vérifiez maintenant le nœud qui relie la suspente de freins à la poignée, de chaque côté, par un simple contrôl visuel, toujours en tenant l'élévateur en position de vol.

5)    Vérifiez la bonne attache de votre casque, en tirant sur la jugulaire.

6)   Prise en main des commandes : en prenant les avants en main, vérifiez que les suspentes avant sont bien en haut et dégagées et que les drisses de frein sont libres, avec un cheminement direct de la main à la poulie.

Deux méthodes pour s'en souvenir : compter 1,2,3,4,5,6 et toucher chaque points, ou se dire "Je suis bien attaché" en vérifiant que les six syllabes correspondent aux six points indispensables que vous touchez en le disant.

A noter :

            Il faut prendre l'habitude de faire toujours la même vérification, dans le même ordre, afin de créer une routine et être sûr que vous n'oublierez jamais un de ces points. Les oublis d'attache arrivent rarement en début de progression, mais en général avec des pilotes plus expérimentés et plus en confiance, d'où l'importance de prendre des bonnes habitudes dès le début, et de les garder ! Attention : le fait de voler en cocon, d'avoir un cockpit ou un parachute ventral masque les sangles, et augmente le risque d'un oubli d'attache !

            Si vous arrêtez votre décollage et que vous devez marcher un peu pour vous remettre en place, faites très attention : ne détachez pas vos cuissardes en laissant la ventrale attachée, au risque d'oublier de les rattacher avant de recommencer le décollage (situation fréquente en pente école). Il faut soit rester entièrement attaché, soit détachez toutes les sangles et rabattre l'assise (planchette et cuissarde) dans le dos, pour être certain de penser à se ré-installer correctement.

            Il est important de ne pas se laisser distraire pendant la pré-vol, pour être sûr de ne rien oublier. Concentrez-vous et ne participez à aucune discussion en même temps.

            Si vous essayez du matériel pour la première fois, soyez plus vigilant que d’habitude et prenez le temps de découvrir ce nouveau matériel en conditions simples.

Soyez aussi très vigilant avec du matériel léger, car tout est plus fin, moins visible et tourne plus facilement. Ce n’est pas parce que votre aile a une bonne sécurité passive (EN-A ou entrée de EN-B) que la pré-vol ne sera pas exigeante.

          En stage nous serons là pour vous montrer les spécificités de votre équipement et vous aider à vérifier. Pour aller vers l'autonomie, il vous faudra avoir pris l'habitude de faire une pré-vol complète avant chaque décollage.