Exercices de pilotage en sécurité

L'envie de piloter son aile pour jouer vient assez vite, dés les débuts de la progression. Les bases du pilotage s'apprennent en école, tandis que la voltige se pratique en milieu aménagé. Voici les conseils de bases pour débuter :

Pour des exercices de pilotage ou pour aller vers la voltige : comment s'entraîner en sécurité ?

Les conseils de Claire :

            Chaque pilote a une façon différente d'aborder les exercices : certains seront inquiets dès les premiers mouvements de tangage, alors que d'autres vont tout de suite vouloir chercher de l'amplitude et rêver de wing-over.  Si vous pratiquez des exercices de base (par exemple tangage et roulis avec de faibles amplitudes), il y a très peu de risque que cela dégénère en incident de vol. Par contre si vous commencez à chercher de l'amplitude et/ ou de l'énergie, dès les sorties chandelle et les petits wings, il y a quelques règles à respecter pour être en sécurité :

  • L'altitude : plus on est haut, plus on est en sécurité, même si ce n'est pas toujours la première impression qu'on a. Une fermeture asymétrique non contrôlée, avec une voile école, sera probablement sans conséquence loin du sol, puisque la voile aura le temps de se remettre en vol. Par contre la même fermeture trop bas pourrait entraîner un retour au sol...
  • Le "box" : à partir du moment où on commence à jouer sur des amplitudes qui peuvent entraîner un incident de vol, il faut envisager l'option du parachute de secours. Nos parachutes n'étant pas ou peu dirigeables, il faut donc se placer dans une zone, appelée "box", au dessus d'un sol "accueillant" pour atterrir avec le parachute de secours ouvert. C'est essentiellement des champs ou de la forêt. Il faut particulièrement éviter les lignes électriques, l'eau (rivière ou lac) qui est très dangereuse hors du cadre d'un stage Simulation d'Incident de Vol (risque de noyade), et les zones habitées.Attention, le box doit tenir compte du vent ! Si vous êtes à la verticale d'un champ, mais que sous le vent de ce champ il y a une ligne électrique, vous êtes mal placé... une fois sous le secours, vous dériverez avec une vitesse/air nulle.
  • Le parachute de secours : il doit bien sûr être replié régulièrement (nous pouvons vous aider et vous montrer comment le faire). Vous devez être à 100% sûrs de son montage, trop souvent, des gens volent avec des parachutes mal montés ou mal adaptés à la sellette, qui ne fonctionneraient pas en cas de nécessité. N'hésitez donc pas à tester l'extraction de votre secours sur portique, et si besoin à nous demander de vérifier avec vous son montage. Nous organisons aussi des séances d'ouverture sur une tyrolienne. Il faut aussi savoir l'utiliser rapidement, et donc trouver la poignée aussi vite que possible. Pensez à faire régulièrement des poignées témoin, sans oublier de trouver des repères sur votre sellette ou votre corps pour anticiper le fait que la poignée sera plus dure à trouver si vous êtes en rotation.
  • Etre plusieurs : il est toujours préférable, si vous faites des manœuvres engagées, que d'autres parapentistes soient avec vous et vous voient. En cas de problème quelqu'un d'autre pourra intervenir pour vous aider à descendre d'un arbre ;-), par exemple.
  • Enfin, comme à chaque vol : vérifiez que vous êtes en forme pour faire ces manœuvres : pas trop de fatigue, mentalement disponible, à 100% pour vous faire plaisir !

            Vous êtes (presque) prêts à aller vous entraîner, mais n'oubliez pas que pour pousser vos limites et aller vers des grosses amplitudes il est toujours préférable de passer par quelques jours de stage de pilotage ou de Simulation d'Incident de Vol, effectué en milieu sécurisé et avec tous les conseils des moniteurs.

            Nous n’encadrons pas ce type de stage, mais savons vous conseiller pour vos premiers pas. Nous sommes aussi disponible pour vous renseigner et vous accompagner…

Photos, Claire Mercuriot :